2015

Filière bois

Massacre à la tronçonneuse

la forêt n'a pas besoin de l'Homme, mais l'Homme a besoin de la forêt...
la forêt n'a pas besoin de l'Homme, mais l'Homme a besoin de la forêt...


Catherine Steller
Elue en charge de la gestion forestière

Elue en charge sur la Commune et soucieuse de la préservation du patrimoine, je souhaite avertir les
propriétaires forestiers désireux d’entretenir leur espace boisé, de pratiques frauduleuses, que certains
exploitants forestiers mettent en oeuvre à leurs dépens.


J’ai récemment été interpellée par une pratique qui a eu lieu sur un domaine privé et qui n’a en rien respecté les
paramètres d’exploitation durable.

Pour mieux préserver ses intérêts, l’Homme intervient sur un milieu qui, par défaut, s’équilibre de lui-même.
Cet entretien doit toutefois respecter un certain nombre de paramètres, tels que :
- la superficie de l’espace boisé à entretenir
- le type de sol
- les différentes essences présentes
- la densité de la végétation
- le taux de croissance des différentes espèces
- les besoins en bois.

Un propriétaire désirant privilégier les chênes présents sur son terrain a fait appel aux services d’un exploitant
forestier.
Le contrat stipulait clairement la limite des parcelles à exploiter, délimitées sur le terrain par marquage, ainsi que les essences à couper, à savoir, exclusivement, les pins.
Quelques jours plus tard, le constat fut stupéfiant : des pins cisaillés malproprement, ou bien au-delà du niveau de coupe légal, des rémanents de coupe trop longs pour un pourrissement rapide, des routes de 4m de large ouvertes sur le terrain sans consentement préalable, des dizaines de chênes coupés et débités sommairement…
Malgré une mise en demeure d’arrêter le massacre par lettre avec AR, l’exploitant a cependant continué sa besogne, en ouvrant d’autres voies d’accès… chez les voisins, sans les consulter !

arbre cisaillé malproprement
arbre cisaillé malproprement
un niveau de coupe bien trop bas
un niveau de coupe bien trop bas

Tout d’abord, contactez plusieurs exploitants en leur demandant un devis pour pouvoir comparer.
Vérifiez l’existence légale de l’entreprise : numéro de SIRET, n° de TVA. Ces éléments se trouvent facilement
sur Internet. Attention, une certification (ex.: PEFC*) n’est pas un blanc-seing.
Lisez attentivement le contrat et posez des questions sur chaque point qui vous semble ambigu.
Contrôlez l’exécution du travail, dès le début. L’exploitant et ses ouvriers sentiront que vous êtes présents.
Faites vous-même le constat chaque jour, selon vos disponibilités, et contactez l’exploitant immédiatement en
cas de litige potentiel. Si le litige est avéré, envoyez immédiatement un email, un fax ou un courrier avec AR
pour demander l’arrêt des travaux.
Je suis à votre disposition pour vous accompagner ou pour tout questionnement, remarque, suggestion…
Vous pouvez me contacter au 06 89 23 70 64.

 

* http://www.pefc-france.org/articles/demarche-de-certification-pefc
http://www.onf.fr/mediterranee/@@index.html

sotie printemps OPIE photo Eric Renoult
sotie printemps OPIE photo Eric Renoult