2016

VISITE du CONSERVATOIRE BOTANIQUE de PORQUEROLLES le 18 MAI 2016

les sillanais en visite au conservatoire botanique en mai 2016
les sillanais en visite au conservatoire botanique en mai 2016

 

La chance est avec nous, car côté météo, nous ne pouvions trouver mieux : soleil, pas de vent….

Nous voici donc une quinzaine entassés volontaires sur un bateau chargé de touristes : un petit groupe de Sillanais auquel se sont jointes les personnes qui vont nous accompagner sur l’île et nous apporter toutes les explications nécessaires :

Sylvia LOCHON MENSEAU, Directrice du Conservatoire Botanique National Méditerranéen de Porquerolles

Daniel BIELMANN, technicien du Parc, chargé de Mission Agriculture

Jean Sébastien, chargé de mission environnement, bénévole au sein de l’association

Aude RUIN, chargée de développement commercial et Christine BEZACIER, formatrice, représentant toutes les deux l’association « Sauvegarde des Forêts Varoises », ainsi que le projet « COPAINS » dont le but est de faire de l’insertion ; cette association travaille sur l’entretien des espaces naturels ; elles proposent de la formation autour de projets environnementaux, avec un projet d’insertion.

 

MISSIONS DU CONSERVATOIRE

 Le conservatoire de Porquerolles gère et entretient, grâce à l’équipe du chantier d’insertion, une collection d’arbres fruitiers qui regroupe des variétés du Var et de Méditerranée.

 

une prairie très diversifiée
une prairie très diversifiée
mûrier platane
mûrier platane

conservation des semences
conservation des semences

 

Ses grands axes de travail sont les suivants :

Connaître, faire connaître, préserver la biodiversité, les fleurs sauvages ; faire un inventaire des espèces menacées.

Préservation d’une biodiversité cultivée

Recensement et inventaire de la flore et des habitats naturels.

Repérage des espèces menacées et leur conservation grâce à une banque de semences, en chambre froide ou lyophilisées.

Mission de formation et d’information en direction du public ou de gestionnaires d’espaces verts, tels que municipalité, collectivités territoriales…

Travail de réinsertion en partenariat avec d’autres associations.

 

HISTORIQUE

L’île de Porquerolles appartenait à un particulier, Mr Fournier, qui l’avait offerte à sa femme en cadeau de mariage ! A l’époque, 300 personnes y vivaient en autonomie. Il y avait des vergers, des céréales, du maraîchage…. Le moulin à grain visible sur l’île a été installé par et pour l’armée. L’eau venait essentiellement des nappes phréatiques. L’agencement paysager d’aujourd’hui est issu de cette période.

 

Il y a un seul châtaignier sur l’île, qui a été planté à cette époque.

 

l'unique chataignier de l'île date de M.Fournier
l'unique chataignier de l'île date de M.Fournier
préserver une biodiversité cultivée
préserver une biodiversité cultivée
l'une des missions du Parc, l'information
l'une des missions du Parc, l'information

 

Le Parc National de Port-Cros a été créé en 1965.

 En 1971, l’état a racheté 70% de l’île de Porquerolles et en a confié la gestion en 73 au Parc National de Port Cros.

Le Conservatoire Botanique de Porquerolles a vu le jour en 1979. Jusqu’en 2012, le Parc comprenait Port Cros, Porquerolles et la presqu’île de Giens.

Aujourd’hui se dessine une nouvelle configuration du Parc. L’aire d’adhésion, qui représente l’aire de transition entre le cœur du parc et le reste du territoire, pourra aller de Ramatuelle à la Garde.

Depuis 3 ans il y a un gros travail de concertation pour écrire la charte avec les différentes parties ; chacun a pu y mettre ce qu’il entendait, et il y a eu environ 1000 propositions de faites !

350 mesures vont être retenues ; ces mesures sont en réalité des propositions.

Parmi les objectifs, il y a celui de tirer le territoire vers le haut, et d’accueillir des communes extérieures au Parc.

Les communes ont jusqu’à la fin de l’année pour décider si elles vont adhérer.

En final, se dessine un Parc avec des enclaves de communes non adhérentes, puisqu’à ce jour un peu plus de 50% d’entre elles se sont prononcées pour une adhésion ; Mais il y aura possibilité pour les communes qui le souhaitent d’adhérer ultérieurement, ce que feront certaines, même si certains maires restent très réticents.

 

VIGNES VERGERS MARAICHAGE

découverte des vergers cultivés sur une quinzaine d'hectares
découverte des vergers cultivés sur une quinzaine d'hectares

Pour en revenir à Porquerolles, la surface agricole cultivable représente 140 hectares, dont 110 en vignobles entretenus par 3 vignerons, aujourd’hui reconvertis en bio.

Sur les 30 hectares restants, la moitié est cultivée en maraîchage, et l’autre moitié en vergers, dont 8 hectares de collections : Oliviers, dattiers, figuiers, mûriers…

La problématique de l’île est la ressource en eau. La surface de maraîchage est limitée par rapport à l’eau. Le paradoxe, c’est que malgré le manque d’eau potable, il y a en permanence un taux d’humidité compris entre 80 et 90%, qui ne convient pas à toutes les espèces.

Quant aux vergers, il faut compter entre 3 et 5 ans avant de pouvoir en tirer un revenu.

Jusqu’à 2014, les vergers étaient entretenus, mais pas exploités pour en tirer des revenus, les arbres n’étaient taillés que de façon ornementale. Il fallait trouver une solution et un avenir à ces vergers, leur attribuer de nouvelles collections, entretenir les anciennes, amener les arbres à produire afin d’en tirer un revenu.

Le projet actuel est que le Parc conventionne avec l’Association Sauvegarde des Forêts Varoises en y intégrant un projet d’insertion. Aujourd’hui, 8 personnes travaillent sur des contrats de 26 heures avec l’accompagnement d’une équipe encadrante dont un chef de culture qui a été embauché ; il s’agit d’une véritable exploitation agricole.

L’association est basée sur la Presqu’île de Giens. Son but est de redonner confiance à des personnes sans emploi, souvent sans qualification ; l’âge des personnes accueillies s’étend de 18 à 60 ans.

Il s’agit d’un véritable partenariat entre les communes, l’Etat, la Région, le Lycée Agricole de Hyères. Mais il manque de l’argent afin de financer le projet, entre 40 et 60 000 € / an. L’association recherche des mécènes, car les partenaires habituels subventionnent moins. Ou bien s’ils achètent volontiers du gros matériel type tracteur, ils ont du mal à investir sur des intrants, qui coûtent chers.

Cette activité n’est que le support qui va permettre d’aider ces personnes à se remettre dans un rythme de travail. L’association commence à travailler avec AGRIBIOVAR. Une 1ère rencontre est prévue entre les 2 associations courant juin sur la conduite des vergers en bio ; une des 1ère démarches du Parc étant de passer en bio, un dossier de conversion est en cours.

 

LES OLIVIERS : UNE GRANDE RICHESSE VARIETALE DANS LE VAR

au début des années 80, un travail sur les oliviers du terroir
au début des années 80, un travail sur les oliviers du terroir

En ce qui concerne la plantation d’oliviers, au début des années 80, il y a eu un travail sur des variétés d’oliviers de terroir, locales, ou encore oubliées. Une collecte a été faite en Méditerranée  : Espagne, Italie, Afrique…
Pour l’entretien des parcelles, une convention a été passée avec un paysan du continent qui laisse une quinzaine de vaches ; elles sont amenées par bateau et passent tout l’hiver sur les vergers  ; ainsi elles débroussaillent et laissent du fertilisant sur le sol. Le problème des vaches c’est qu’elles se frottent aux arbres et risquent de les casser. Donc finies les vacances pour les vaches, la solution est dans le mouton  !!!  J

 

 

inule visqueuse
inule visqueuse

Le plan de culture en intervalles a été validé, mais ce n’est pas évident, il faut prouver par exemple la provenance des intrants.
On trouve du lupin sur les sols, il apporte de l’azote et son système racinaire permet de faire exploser les mottes de terre. Il convient très bien en terre acide.

Au milieu des oliviers,  beaucoup d’inule visqueuse. Cette plante sauvage est à l’essai, de façon scientifique, pour la lutte biologique contre la mouche de l’olivier.
En effet, la mouche de l’olivier a un prédateur  ; ce prédateur, qui pond dans la mouche, a besoin pour se reproduire d’un hôte qui se développe dans l’inule visqueuse.

oleastre
oleastre

Sylvia Lochon nous montre un «  oléastre  »  ; en effet, des oliviers sauvages ont été plantés en 98, afin de faire de la génétique, et comprendre les bassins de domestication. Grâce à la génétique il est possible de démontrer le brassage entre variétés.
La Syrie, la Libye, le Kenya, sont des réservoirs génétiques.
Il y a 3 bassins de domestication  : Afrique du Nord, Méditerranée, …
Le Var est à la confluence des 2 grands courants méditerranéens, et offre une grande richesse variétale.
Pour en revenir à notre olivier sauvage «  oléastre  », il a une forme buissonneuse et se multiplie tout seul dans son environnement naturel où il fructifie.
Ce qui fait la différence avec les oliviers «  ensauvagés  » c’est-à-dire redevenus sauvages.

Aujourd’hui, nous trouvons 6 variétés utilisées couramment sur le pourtour méditerranéen. Ces variétés auront du mal à survivre aux maladies ou aux changements climatiques. D’où l’intérêt de récupérer des gènes de variétés sauvages, car ce sont des arbres qui peuvent produire sans être bouturés. Mais il est possible aujourd’hui, de façon scientifique, d’exprimer quel type de variété conviendra à quel type de sol, de terrain. C’est un moyen de lutter contre les maladies, comme celle de l’œil de paon.

Il y a 150 variétés d’oliviers et 100 d’oléastres dans la collection  de Porquerolles. L’intérêt d’avoir plusieurs collections c’est de limiter les pertes et d’assurer la préservation. Il faut trouver des partenaires afin de continuer les collections  ; le conservatoire se doit d’être créatif, d’imaginer les collections du futur. Il y a tout intérêt à avoir un réseau de conservatoires éclatés, de trouver de bons lieux d’implantation pour les différentes espèces.
Il existe un registre du suivi de la plantation d’une variété, et un cahier des charges pour la tenue de ce registre. Un travail d’échanges est mis en place entre le Conservatoire et les «  lieux d’accueil  »  ; des observatoires sur différents endroits.

Une fiche est faite sur chaque variété  ; elles ont des caractéristiques morphologiques différentes et détaillées  :
Forme de la feuille, du noyau, de l’olive… Le noyau est l’empreinte digitale de l’olivier. Grâce à lui on peut déterminer l’espèce de l’arbre.
Des protocoles sont établis afin de confirmer les travaux d’observation  ; au-delà de la collection elle-même, il y a un travail scientifique, un laboratoire  ; le conservatoire représente un véritable terrain d’expérimentation.
En ce qui concerne l’entretien  des oliviers, le paillage est aussi intéressant que le travail du sol qui peut l’appauvrir.
Différentes sortes de tailles se pratiquent sur l’olivier, elles ont été expérimentées dans les collections. Il est préconisé de limiter la taille à 20 ou 30% maxi.

LA BIODYNAMIE UNE ALTERNATIVE INTERESSANTE

La lutte biologique est utilisée en biodynamie. Cette méthode s’appuie sur l’observation de l’environnement, afin de retrouver en production agricole les différents équilibres naturels.
Bon nombre d’agriculteurs reconsidèrent aujourd’hui la monoculture qui est désastreuse.
La bio n’est pas forcément un gage de qualité, ça dépend comment elle est pratiquée, et par qui. Il y a la problématique du cuivre, notamment dans des parcelles de vignes cultivées en bio, mais avec des doses massives de cuivre, ce qui a un impact avéré sur le milieu.
En cela la biodynamie est une alternative intéressante. Elle prend en compte l’agro écosystème.
À Port Cros qui n’est pas du tout cultivé et où on laisse faire la nature, le milieu se ferme. On perd de la biodiversité, on trouve de façon presque exclusive de la chênaie verte, du genêt à feuille de lin. C’est un territoire d’expérimentation qui doit profiter au plus grand nombre.

AUTRES COLLECTIONS DE FRUITIERS

des palmiers dattiers provenant du Maroc
des palmiers dattiers provenant du Maroc

Outre les oliviers, qui sont au nombre de 1000, les collections sont les suivantes  :

  • Palmiers dattiers  :

Ils proviennent du Maroc, et étaient atteints d’un champignon racinaire à leur arrivée  ; le but était de trouver un traitement, et de faire des cultures de jeunes palmiers qui ont pu repartir, sains, au Maroc. Il y a eu sur l’île un laboratoire de culture in vitro du palmier dattier.
Les dattiers sont sensibles aussi au charançon rouge.
Il existe actuellement des produits phytosanitaires pour lutter contre ce charançon, mais ils sont polluants pour les pollinisateurs car se fixent dans les inflorescences.

 

le blastophage agent de pollinisation
le blastophage agent de pollinisation
  •  Figuiers  :

Ils sont tous en collection  ; il en existe 250 variétés sur l’île. Il y a eu domestication du figuier qui était à l’état sauvage.
Les 3 grands bassins de domestication sont les suivants  :
Afrique du Nord, Espagne, Italie  ; Il y a beaucoup de brassage dans le VAR, où l’on trouve en variété connue la figue violette de Solliès, ou encore la figue de Salernes qui s’apparente à celle de Marseille.
Les 2/3 de la collection sont apparentés à la figue violette  ; le conservatoire possède une belle collection de figuiers mâles.
La figue fleur mâle héberge un petit insecte, le «  blastophage  », qui se charge de pollen en sortant de la figue et va l’introduire à l’intérieur d’une figue femelle. Les figues mâles ne donnent pas de fruits comestibles  ;
Mais certaines variétés du Nord n’ont pas besoin de figuiers mâles ni du blastophage pour féconder les fleurs femelles.

  • Mûriers
  • Amandiers

LE PROBLEME DE L'EAU

Comme nous l’avons vu plus haut, la ressource en eau  de l’île reste problématique. L’eau potable provient des nappes phréatiques ou est acheminée par bateau.
Pour l’agriculture, l’eau provient  :

  • De l’eau de pluie  : plusieurs réservoirs qui constituent 4 000 m3 de réserve d’eau
  • De lagunes qui ont été construites au début des années 80  ; c’est un système d’épuration classique  ; L’eau qui ressort est de très bonne qualité  ; c’est la condition pour qu’elle puisse être utilisée en agriculture.

3 bassins constituent l’ensemble du lagunage  : 2 bassins de 4000 m3 et 1 de 2000.
Un petit mollusque, la physe des fontaines, vivant dans ces bassins, est un très bon indicateur de la qualité de l’eau.
Les bassins sont curés tous les 3 ans, et les boues partent sur le continent.

DES ABEILLES NOIRES DU VAR

On peut trouver sur l’île un petit rucher, constitué de 30 ruches peuplées d’abeilles noires du var.
Une convention a été passée avec le Conservatoire de l’abeille noire de Provence.
Il n’y a pas de ferme apicole sur l’île afin de ne pas faire de concurrence aux butineurs sauvages.
Le but est la préservation de l’abeille noire et leur multiplication afin d’apporter de l’aide aux apiculteurs en grande difficulté aujourd’hui. Une fois les reines inséminées, elles repartent sur le Continent.
Le constat observé sur le terrain, c’est que 80% des apiculteurs sont des amateurs, dans le sens où ils n’ont pas suivi de formation. L’objectif du Conservatoire serait de proposer de la formation aux apiculteurs afin de leur permettre de diversifier leur production  ; par exemple il  y a très peu de multiplicateurs de reines en professionnels. Aujourd’hui les apiculteurs vont se fournir en Chine parce qu’il n’y en a pas dans le Var, ou pas suffisamment. Des fonds Européens pourraient être levés pour lancer ces structures.
L’année dernière 8 des 30 ruches ont été décimées par le frelon asiatique. Leur nid a été détruit, mais pour prévenir d’une autre attaque, les ruches ont été déplacées.
Il existe des systèmes pour protéger les ruches, comme des filets de protection que l’on met au-dessus de la ruche  ; c’est une espèce de cage en filet qui ne laisse passer que les abeilles et pas les frelons qui sont plus gros.
Sinon les frelons, en dehors de leurs phases de construction ou de nourriture abondante, se montrent d’une grande agressivité envers les abeilles  ; ils se postent devant l’entrée de la ruche et les déciment, à moins que les abeilles n’osent plus sortir afin d’aller chercher de la nourriture et c’est la mort assurée de l’essaim.

LA BANQUE DE SEMENCES

comment sont sélectionner les plantes à conserver ?
comment sont sélectionner les plantes à conserver ?
la visite se termine par la banque de semences
la visite se termine par la banque de semences

La visite du Conservatoire se termine par celle de la banque de semences qui recense 4 300 échantillons en flacons stockés en chambre froide, avec 1200 espèces différentes.
Auparavant les graines étaient congelées. Aujourd’hui, pour être en cohérence avec le développement durable, et aussi pour faire face à de nombreuses coupures d’électricité, elles sont lyophilisées et peuvent se garder jusqu’à 30 ans.

ET QUELQUES FLEURS...

ciste de Montpellier
ciste de Montpellier
feijoa
feijoa
herbe aux chats
herbe aux chats

  • Le ciste de Montpellier : la feuille est collante, les fleurs sont blanches.
  • Feijoa : petite agave avec de belles fleurs
  • Herbe aux chats : Plante endémique des îles de l’Ouest Méditerranéen. Ressemble un peu à du thym, avec une odeur très prononcée, poivrée, voire piquante. « Provoque une sorte d’ivresse chez le chat lorsqu’il se roule dedans ». (J’ai testé sur mon chat et je confirme !!!)

orchidée
orchidée
hélichryse
hélichryse
genêt à feuilles de lin
genêt à feuilles de lin
queue de lièvre
queue de lièvre

 

  • Hélichryse : La culture de cette immortelle est relancée dans le Var pour son aspect décoratif ; celle de Corse est cultivée pour son Huile Essentielle ; A Carqueiranne, il y a maintenant en cultures des planches d’immortelles. Les fleurs sont bien plus grosses que celles que l’on trouve sur l’île.

 

Anciennement, on trouvait des rangées d’hélicryses en culture complémentaire entre les rangées de vignes. On en a replanté à Porquerolles dans les rangées d’olivier pour voir ce que ça donne.

  • Queue de lièvre : Petite graminée très allergène, (j’ai testé sur mes muqueuses nasales !)

 

 

A LIRE : L'olivier. Histoire ancienne et contemporaine

Sous la direction de Christian PINATEL

"CINQ CENTS, mille, deux mille ? Connaissez-vous le nombre de variétés d’oliviers répertoriées en Méditerranée ? Si dans mon olivette de Volx, Christian Pinatel, le coordonnateur de ce travail collectif, a repéré un spécimen inconnu, les vôtres doivent en cacher bien d’autres… Et c’est sans compter sur les vergers de nos amis italiens, espagnols, grecs, palestiniens…"

Texte de Gaby. Photos Gaby et Catherine

sotie printemps OPIE photo Eric Renoult
sotie printemps OPIE photo Eric Renoult